Agenda

lundi 9 janvier 2017

2017 : vers une belle rentrée ?

 
Le Comité Technique Ministériel consacré à la répartition des moyens à la rentrée 2017 s’est tenu, fait inhabituel, en présence de la ministre de l’Education nationale. Celle-ci a affirmé qu’en 2017 « cela va être une belle rentrée qui conforte ce que nous avons fait depuis 2012 ».

Dans l’esprit de la ministre, nul doute que sa présence était en rapport avec les prochaines échéances électorales politiques puisqu’elle a insisté sur ce point sollicitant l’appui des organisations syndicales : « cette séance en dit long sur ce que nous voulons continuer à faire (…) Tout cela doit continuer, la continuité s’impose. »

C’est dans ce cadre qu’elle a présenté les 4 311 créations d’équivalents temps plein dans le premier degré et les 4 650 créations dans le second degré.

La FNEC-FP-FO, a rappelé que, comme la confédération Force Ouvrière, elle ne donnera aucune consigne de vote au premier comme au second tour des prochaines élections. Elle a également tiré le bilan de ce qui a été fait depuis 2012, beaucoup moins optimiste que celui de la ministre, sur la base des faits :
  • s’agissant des conditions de travail, selon les propres chiffres du ministère, le nombre moyen d’élèves par classe n’a cessé d’augmenter dans les collèges (de 24,2 en 2010-2011 à 24,9 en 2016) comme dans les lycées (de 28,5 à 30,1).
  • les lycées professionnels ont largement été traités comme une variable d’ajustement, leurs moyens ayant été réduits en cette rentrée. Les effectifs moyens affichés (19,1 par classe) ne traduisent pas la réalité en enseignement général. La FNEC FP FO a rappelé ses demandes concernant les formations tertiaires qui sont menacées. Elle a demandé le maintien du diplôme intermédiaire et son refus dans le cadre de la nouvelle nomenclature européenne de mettre en place un niveau infra-CAP
  • dans le premier degré, ce que le ministère appelle le « mouvement de concentration du réseau », autrement dit les fermetures d’écoles, notamment dans le cadre des conventions ruralité, mais aussi dans les villes, se poursuit : 292 écoles maternelles ont encore été fermées à la rentrée 2015 et 266 écoles primaires à la rentrée 2015. Il est à noter que le nombre moyen d’élèves par classe n’a connu aucune amélioration depuis 2011 (de 23,59 à 23,56). Le ministère a justifié son refus d’ouvrir des classes par le dispositif « plus de maîtres que de classes ». Le recours massif aux contractuels en 2016 en lieu et place du recours à la liste complémentaire du concours démontre bien que le nombre de postes mis au concours est insuffisant et fragilise le statut.
  • le recrutement des enseignants continue d’être une source de préoccupation majeure, les postes aux concours étant loin, session après session d’être tous pourvus. A cela s’ajoutent les plus vives préoccupations sur la formation délivrée par les ESPE : le nombre d’ajournements et de licenciements ne cessant d’augmenter (9% selon la DGRH en 2015, jusqu’à 20% dans certaines disciplines et académies) et celui des démissions a plus que doublé : c’est la raison pour laquelle la FNEC FP FO demande que le CTM soit saisi.
  • dans ce contexte le nombre de contractuels augmente, y compris dans le premier degré, où il n’y en avait pas (sauf en Guyane).
Dans ces conditions, c’est peu de dire que les créations annoncées ne se sont pas traduites sur le terrain.
La FNEC FP FO a rappelé à la ministre son opposition à la réforme des rythmes scolaires, qui conduit à la confusion entre scolaire et périscolaire, ainsi qu’à la désorganisation des écoles et à l’intrusion des collectivités territoriales. Elle a rappelé son opposition à la réforme du collège, à l’autonomie renforcée des établissements, source d’inégalités et à la diminution des horaires disciplinaires.
Elle a rappelé que la revalorisation annoncée dans le cadre du PPCR ne se traduirait pas par une revalorisation effective et un rattrapage du pouvoir d’achat perdu du fait du blocage du point d’indice depuis 2010, et qu’il n’y avait pas de garantie juridique concernant l’accès de tous à la hors-classe, ce que nous avons demandé.
 
Elle a rappelé son opposition avec le projet d’évaluation, prétendant segmenter celle-ci en compétences, souvent éloignées du « coeur de métier ». Elle a demandé l’arrêt des expérimentations effectuées notamment dans l’académie de Poitiers où on exige une auto-évaluation des enseignants avant inspection ainsi que celle de l’académie de Rennes où circule une grille d’inspection comportant près de 240 items !
Au-delà des annonces de créations pour la rentrée 2017, de nombreuses questions restent sans réponse.
 
Dans le premier degré, combien de classes nouvelles seront effectivement ouvertes ? Les documents ministériels font apparaître une augmentation de 3 248 ETP au titre de l’encadrement et du pilotage et de 1 233 ETP pour le remplacement tandis qu’il y a 400 suppressions pour la formation. Faut-il comprendre qu’il ne restera que 219 postes sur les 4311 annoncés pour ouvrir des classes ? Cette question est restée sans réponse.
 
Les 100 créations de personnels administratifs sont une goutte d’eau dans la mer, après les 8 000 suppressions entre 2008 et 2012. Au titre de la vie de l’élève, 250 postes de CPE, 100 d’infirmières, 5 de médecins sont annoncés.
Dans le second degré, où 41 650 élèves supplémentaires sont attendus, les priorités affichées sont l’ouverture de 500 nouvelles formations en lycée professionnel et en BTS, l’attribution de 450 postes aux lycées de l’Education prioritaire, la nouvelle grille horaire des collèges. Aucun engagement n’est pris pour le règlement pérenne de la carte de l’éducation prioritaire, et l’entrée de nouveaux établissements dans le dispositif. La question de la baisse des effectifs dans les classes reste pendante.
De plus, avec la crise du recrutement, les nombreux refus de titularisation de stagiaires, et les départs en retraite (de l’ordre de 17 000), par qui seront effectivement occupés les postes annoncés dans le premier comme dans le second degré ?
Pour la FNEC FP FO l’heure est aux revendications :
  • Création des postes et des classes nécessaires
  • Retrait du projet d’évaluation des enseignants
 
 

vendredi 9 septembre 2016

Contractuels enseignants : le ministère entend recruter massivement des contractuels dans les 1er et 2nd degrés en lieu et place de fonctionnaires !

Le ministère de l’éducation nationale a publié deux décrets et trois arrêtés qu’il présente comme de simples règles de gestion concernant le recrutement, la rémunération, l’évaluation professionnelle des contractuels.

Sous couvert de mise en place de règles de gestion concernant les contractuels enseignants de l’éducation nationale, le ministère s’apprête en fait à recruter en masse des contractuels enseignants aussi bien dans le 1er que dans le 2nd degré, ce qui est nouveau dans le 1er degré alors que des dizaines de candidats sont inscrits sur les listes complémentaires et sont en attente d’être recrutés. Ces recrutements de contractuels sont en totale contradiction avec la loi qui précise : « Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l’Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics à caractère administratif sont, à l’exception de ceux réservés aux magistrats de l’ordre judiciaire et aux fonctionnaires des assemblées parlementaires, occupés soit par des fonctionnaires régis par le présent titre, soit par des fonctionnaires des assemblées parlementaires, des magistrats de l’ordre judiciaire ou des militaires dans les conditions prévues par leur statut. » (article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 – les dérogations prévuessont pour les missions où il n’existe pas de corps de fonctionnaire, ce qui n’est pas le cas des corps d’enseignant).


Extrapolation de notre part ?

Lors d’un groupe de travail qui s’est tenu le 30 août dernier sur les moyens de remplacement, Monsieur Bernard LEJEUNE, directeur de cabinet, a indiqué que le ministère allait recruter des contractuels pour régler le problème du non remplacement des collègues absents dans les académies de Créteil et Versailles, et ce pour le 1er et le second degré, précisant que ces académies avait une politique de prévisions et d’anticipation des ces recrutements.

Ces textes du ministère prévoient un recrutement des contractuels au niveau licence, voire bac + 2.

Rappelons que l’éducation nationale est dans un contexte de recrutement et d’attractivité difficiles essentiellement dû à l’exigence d’un master 2 pour tous les candidats. Le ministère entend donc remédier à ces difficultés en recrutant des contractuels en contournant le niveau de recrutement qu’il a lui-même mis en place.

Notre organisation revendique, depuis la mise en place de la masterisation, son abandon et un retour à un recrutement des candidats au niveau licence.

Autre volonté du ministère, améliorer la rémunération des contractuels en demandant aux académies de mettre en place des grilles d’avancement avec comme début et fin de grille les indices majoré 367 et 821.

Rappelons que les certifiés et les professeurs des écolesfonctionnairestitulaires bénéficient respectivement desindices 349 à 783,soit respectivement, à la valeur du point d’indice actuelle, 83,85 € de moins que ce qui est prévu pour les contractuels en début de carrière et 177 € en fin de carrière.

C’est bien pour nos collègues contractuels, mais pourquoi une telle différence ? Le ministère ne veut-t-il pas pousser les étudiants à renoncer à devenir fonctionnaire car quel intérêt pour eux à faire deux années d’étude de plus pour gagner moins ?

L’avancement dans la grille, qui sera différente d’une académie à une autre, sera lié au résultat de leur entretien d’évaluation professionnelle mené par les corps d’inspection en lieu et place de l’inspection. C’est la mise en place de l’avancement au mérite quise met en place pour les contractuels enseignants au moment où la ministre a annoncé sa volonté de réformer l’évaluation professionnelle pour les enseignants titulaires.

La FNEC FP FO, comme en 2012, s’opposera à l’entretien d’évaluation professionnelle des enseignants.

La FNEC FP FO demande

  • que tous les contractuels qui le souhaitent soient réemployés,
  • un véritable plan de titularisation et l’abandon du dispositif SAUVADET,
  • 50 points d’indice en plus et 8% d’augmentation pour tous les fonctionnaires et contractuels.

Pour en finir avec l’APC, la confusion scolaire/périscolaire, les PEdT,... l’abrogation du décret instaurant les rythmes scolaires est plus que jamais à l’ordre du jour !

Pour en finir avec l’APC, la confusion scolaire/périscolaire, les PEdT,... l’abrogation du décret instaurant les rythmes scolaires est plus que jamais à l’ordre du jour !

En cette rentrée scolaire marquée par une détérioration sans précédent des conditions d’enseignement des personnels, le SNUDI-FO constate que les effets néfastes du décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013, instaurant la réforme des rythmes scolaires, ne font que s’accroître. Les faits l’attestent : ce décret instaure le désordre dans les écoles et ouvre la porte à l’intrusion généralisée des municipalités dans l’enseignement, à la mise sous tutelle des PE, fonctionnaires d‘Etat, par les élus locaux.


Chennevières, Angoulême, Saint-Doulchard, Toulouse, ... des mairies toujours plus intrusives !

Ainsi à Toulouse, la mairie s’autorise à publier un règlement intérieur des Centres de Loisirs Associés à l’Ecole (CLAE), dans lequel il est explicitement prévu que les élèves restent sous la responsabilité des enseignants entre la fin de la classe à 16h00 et le début des activités périscolaires à 16h15. Ainsi le maire prétend imposer qu’ils devront effectuer 15 minutes supplémentaires quotidiennement, soit 1 heure hebdomadaire.


Les PE ne veulent ni des APC, ni des rythmes scolaires !

De manière générale, le SNUDI-FO constate que la réforme des rythmes scolaires est rejetée par la
grande majorité des enseignants et des parents. Tous déplorent que, bien loin des déclarations lénifiantes sur le bien-être des enfants, la mise en place des activités périscolaires correspond en fait à
une recherche d’économies budgétaires et à la volonté de créer la confusion scolaire/périscolaire nuisible au respect du statut de fonctionnaire d’Etat des enseignants.

La mise en place des Activités Pédagogiques Complémentaires (APC) contenues dans le décret sur les rythmes scolaires, non seulement ne répond pas aux nécessités, mais conduit à des désorganisations horaires tant pour les élèves que pour les personnels communaux. En outre, elles se substituent à des missions qui relèvent de l’enseignement spécialisé (ASH) également victime, au nom de l’inclusion scolaire, des restrictions budgétaires drastiques.

Le SNUDI-FO rappelle que ces APC découlent du décret Peillon sur la mise en œuvre des rythmes scolaires comme l’annualisation des obligations réglementaires de service (ORS) des titulaires remplaçants, la suppression de la coupure du mercredi matin, les PEdT, les 108 heures annualisées...


Les PE ne veulent pas le boycott, ils veulent l’abrogation des décrets Rythmes scolaires.

Ils veulent rester fonctionnaires d’Etat.

Enfin, le SNUDI-FO dénonce le fait que les enseignants soient submergés de convocations à des réunions et animations pédagogiques décrétées« obligatoires » sans aucun support réglementaire.

Cette réforme aboutit dans les faits à substituer aux enseignants, des personnels communaux, souvent en grande précarité, dont les conditions de travail sont sans cesse détériorées.

Ainsi le gouvernement a eu la triste audace de publier au mois de juillet un décret assouplissant les normes d’encadrement des animations, provoquant d’ailleurs la colère des personnels et des syndicats d’animateurs.

Dans ces conditions, le SNUDI-FO rappelle qu’il revendique l’abrogation du décret n° n°2013-77 du 24 janvier 2013 qui a instauré la réforme des rythmes scolaires, y compris l’APC.


Ni APC, ni temps supplémentaire de réunion

Pour le SNUDI-FO, il n’est pas question que le temps des APC soit reconverti en temps supplémentaire de réunions pour développer « le travail en équipe, comme les multiples partenariats éducatifs ou médico-sociaux et un lien renforcé avec les familles. »

Un tel processus aggraverait la forfaitisation en cours, initiée avec le nouveau décret sur les ORS, et accentuerait davantage encore la mise sous tutelle des PE par les divers partenaires et en particulier les municipalités.

Le SNUDI-FO appelle les personnels du 1er degré à participer aux manifestations prévues le 15 septembre, à l’appel des confédérations FO, CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’UNEF, des syndicats lycéens UNL et FIDL, pour l’abrogation de la loi « travail », imposée par la force, via le 49-3, aux salariés.

Contractuels enseignants : le ministère entend recruter massivement des contractuels dans les 1er et 2nd degrés en lieu et place de fonctionnaires !

Le ministère de l’éducation nationale a publié deux décrets et trois arrêtés qu’il présente comme de simples règles de gestion concernant le recrutement, la rémunération, l’évaluation professionnelle des contractuels.

Sous couvert de mise en place de règles de gestion concernant les contractuels enseignants de l’éducation nationale, le ministère s’apprête en fait à recruter en masse des contractuels enseignants aussi bien dans le 1er que dans le 2nd degré, ce qui est nouveau dans le 1er degré alors que des dizaines de candidats sont inscrits sur les listes complémentaires et sont en attente d’être recrutés. Ces recrutements de contractuels sont en totale contradiction avec la loi qui précise : « Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l’Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics à caractère administratif sont, à l’exception de ceux réservés aux magistrats de l’ordre judiciaire et aux fonctionnaires des assemblées parlementaires, occupés soit par des fonctionnaires régis par le présent titre, soit par des fonctionnaires des assemblées parlementaires, des magistrats de l’ordre judiciaire ou des militaires dans les conditions prévues par leur statut. » (article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 – les dérogations prévuessont pour les missions où il n’existe pas de corps de fonctionnaire, ce qui n’est pas le cas des corps d’enseignant).


Extrapolation de notre part ?

Lors d’un groupe de travail qui s’est tenu le 30 août dernier sur les moyens de remplacement, Monsieur Bernard LEJEUNE, directeur de cabinet, a indiqué que le ministère allait recruter des contractuels pour régler le problème du non remplacement des collègues absents dans les académies de Créteil et Versailles, et ce pour le 1er et le second degré, précisant que ces académies avait une politique de prévisions et d’anticipation des ces recrutements.

Ces textes du ministère prévoient un recrutement des contractuels au niveau licence, voire bac + 2.

Rappelons que l’éducation nationale est dans un contexte de recrutement et d’attractivité difficiles essentiellement dû à l’exigence d’un master 2 pour tous les candidats. Le ministère entend donc remédier à ces difficultés en recrutant des contractuels en contournant le niveau de recrutement qu’il a lui-même mis en place.

Notre organisation revendique, depuis la mise en place de la masterisation, son abandon et un retour à un recrutement des candidats au niveau licence.

Autre volonté du ministère, améliorer la rémunération des contractuels en demandant aux académies de mettre en place des grilles d’avancement avec comme début et fin de grille les indices majoré 367 et 821.

Rappelons que les certifiés et les professeurs des écolesfonctionnairestitulaires bénéficient respectivement desindices 349 à 783,soit respectivement, à la valeur du point d’indice actuelle, 83,85 € de moins que ce qui est prévu pour les contractuels en début de carrière et 177 € en fin de carrière.

C’est bien pour nos collègues contractuels, mais pourquoi une telle différence ? Le ministère ne veut-t-il pas pousser les étudiants à renoncer à devenir fonctionnaire car quel intérêt pour eux à faire deux années d’étude de plus pour gagner moins ?

L’avancement dans la grille, qui sera différente d’une académie à une autre, sera lié au résultat de leur entretien d’évaluation professionnelle mené par les corps d’inspection en lieu et place de l’inspection. C’est la mise en place de l’avancement au mérite quise met en place pour les contractuels enseignants au moment où la ministre a annoncé sa volonté de réformer l’évaluation professionnelle pour les enseignants titulaires.

La FNEC FP FO, comme en 2012, s’opposera à l’entretien d’évaluation professionnelle des enseignants.

La FNEC FP FO demande

  • que tous les contractuels qui le souhaitent soient réemployés,
  • un véritable plan de titularisation et l’abandon du dispositif SAUVADET,
  • 50 points d’indice en plus et 8% d’augmentation pour tous les fonctionnaires et contractuels.

lundi 9 mai 2016

Journées de refondation de l'école : aveuglement et obstination !

Grande opération de com’ pour vanter le bilan gouvernemental à l’occasion des journées de la refondation. F. Hollande, M. Valls, les 3 derniers ministres de l’éducation nationale sont présents.
Opération d’auto célébration assez peu risquée il est vrai, puisque l’assistance convoquée pour la circonstance est composée essentiellement de cadres de l’éducation nationale, d’experts proches du cabinet de la ministre, d’élus locaux proches du pouvoir.


F. Hollande : « quand je dis ça va mieux, je peux dire aussi ça va mieux pour l’école ».

Il fallait oser ! Rythmes scolaires, réforme du collège... aucune des mesures de la refondation ne passe. Un tout récent rapport de l’IGEN sur la réforme du collège le confirme et s’alarme : dans 25% des collèges (et probablement beaucoup plus), la mise en œuvre de cette réforme est tout simplement bloquée.

Dans son discours, un aveu échappe à F. Hollande : « La réforme du collège est une bonne réforme, il faut lui donner toute sa place, toutes ses chances ». Il y a loin de la coupe aux lèvres !

Les personnels rejettent la loi de refondation ? Qu’à cela ne tienne : « ça va mieux », donc « on continue ».


Morceaux choisis du discours de Hollande :

« La refondation de l’école représente la réussite pour tous et donc la réussite de la France »... alors qu’il manque 40 000 enseignants, que les classes sont surchargées...

« Il faut mettre le système d’enseignement au service de l’économie »
Et voilà l’école à l’heure de la loi Macron et du projet El Khomri. Le vrai contenu de la refondation : mettre les enseignants au service du patronat.

« Le rôle de l’enseignant est d’éduquer les jeunes à l’esprit critique (...) au décryptage des réseaux sociaux »
Former à l’esprit critique en supprimant 400 heures de cours disciplinaires sur toute une scolarité au collège ? Reste donc « Facebook » : et pour cela en effet, plus besoin de disciplines.

« La réforme des rythmes scolaires a permis d’offrir la possibilité d’activités extrascolaires ».
Elle a aussi pour conséquences la dislocation de l’école, l’ingérence grandissante des collectivités locales. Pour ce qui est des activités extrascolaires, rappelons qu’elles sont payantes dans plus d’un tiers des communes. Cette proportion ne cesse d’augmenter.


La prochaine étape : s’attaquer à la carrière des enseignants, et à l’évaluation ?

N. Vallaud Belkacem : « la question du parcours de carrière des personnels de l’éducation nationale de tous les niveaux (...) est en train d’être repensée pour faire en sorte qu’on puisse mieux reconnaitre le travail des enseignants, leur progression de carrière, leur engagement car il est des missions comme des responsabilités particulières que les enseignants prennent dans les établissements qui doivent être mieux valorisées » (Café pédagogique, 4 mai 2016).

C’est la transposition de PPCR (parcours professionnels carrières rémunérations) à l’éducation nationale, pour s’attaquer à l’avancement, et à tous les statuts particuliers.

« Mieux reconnaître le travail des enseignants » ? C’était déjà le prétexte avancé par Peillon et Hamon pour redéfinir les obligations de service des enseignants du second degré. Depuis, le décret Hamon (Août 2014) s’est traduit par la suppression de décharges statutaires, une multiplication des tâches et une baisse de la rémunération.


STOP ! Il faut arrêter le désastre !

Tous les personnels, administratifs, de direction, enseignants, font le même constat :
La charge de travail est de plus en plus lourde. Les garanties statutaires, les droits sont attaqués.
Tout cela pour mettre en œuvre des mesures qui dégradent le service public, qui détruisent l’école républicaine pour la transformer en école des territoires.

Voilà le bilan de la loi de Refondation. Il n’y a aucun consensus.

Postes, statuts, salaires... toutes les revendications demeurent.

Ce sont ces revendications que la FNEC FP FO et tous ses syndicats portent à tous les niveaux, en direction de la ministre, des recteurs, des inspecteurs d’académie.

Au moment où les salariés font bloc avec FO, CGT, FSU, Solidaires pour gagner le retrait du projet El Khomri, la FNEC FP FO invite les personnels à répondre à l’appel des organisations à se réunir en AG pour discuter de l’action efficace, y compris la grève.

La FNEC FP FO appelle les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements, les services, pour en débattre.

Augmentation de l'ISAE : Réalité et tour de passe-passe

Le Premier ministre a conclu les journées de refondation de l’École les 2 et 3 mai 2016 par l'annonce d'une augmentation de 800 € de l'ISAE qui passe à 1200€ brut annuel.

Cette annonce fait suite aux déclarations du Président de la République qui en ouverture de ces journées, faisant fi de la dégradation constante des conditions de travail des enseignants et des conséquences dramatiques de la mise en place des rythmes scolaires, s'est auto congratulé en déclarant que depuis la loi de refondation, « l'école va mieux ». L’ex ministre Peillon précisant « Il n’y aura pas un homme d’Etat raisonnable qui reviendra sur la Refondation »


L’ISAE à 1200€ n’efface pas le gel du point d’indice depuis 6 ans

Avec cette annonce la ministre reconnait que le traitement des enseignants comme des fonctionnaires en général reste un problème. Pour autant cette annonce ne fait pas disparaître le blocage des traitements de tous les fonctionnaires depuis 6 ans.

Pour les professeurs des écoles -qui en bénéficieront sans être dupes- elle ne fait pas le compte. Pour les personnels de toutes les autres catégories qui n'en verront pas la couleur, elle confirme la volonté permanente du gouvernement d'opposer les catégories entre elles et de substituer au traitement indiciaire, des primes et indemnités, par nature aléatoires voire arbitraires.

Cette annonce n’est bien entendu pas sans rapport avec la mobilisation qui s'est exprimée lors des deux journées de grève interprofessionnelle du 31 mars et du 28 avril pour le retrait du projet de loi El Khomry. Elle ne peut pas faire oublier le rejet par les PE des conséquences de la réforme des rythmes scolaires dont le dosser n’est pas clos.


L’ISAE à 1200€ dans le cadre du PPCR

En effet, la ministre précise que cette augmentation va de pair avec le fait «de revoir le parcours de carrière de tous les enseignants (...) »

Concrètement cette annonce, saluée par tous les tenants de la Refondation, s’inscrit dans la logique de PPCR, que FO n’a pas signé, qui prévoit d’allonger les carrières des fonctionnaires (avancement à la seule ancienneté) et de remplacer la notation par une évaluation subjective sur objectif au niveau local.

La FNEC FP-FO n’acceptera pas la remise en cause de la notation chiffrée au profit d’une "évaluation" locale qui livrerait les enseignants à l’arbitraire.

C’est la logique de l’inversion des normes du projet de loi El Khomry rejeté massivement par les salariés avec FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL.


La FNEC FP-FO réaffirme toutes les revendications

Dans ces conditions, la FNEC FP-FO réaffirme sa revendication d’augmentation de 8% du point d’indice et de 50 points d’indice pour tous, le versement de l’ISAE à tous les PE et aux contractuels et son intégration dans le traitement.



Abandon de la réforme du collège et de la réforme des rythmes scolaires.

Retrait du projet de la loi El Khomry

lundi 25 avril 2016

La ministre serait bien inspirée de ne pas ouvrir à nouveau le dossier évaluation !


Acte I : V. Peillon obligé d’abroger en 2012

 Contraint d’abroger le décret Chatel sur l’évaluation dès son arrivée au ministère en 2012 suite à la mobilisation des personnels avec leurs organisations syndicales, V. Peillon n’en avait pas moins promis que ce dossier était en suspens car « un simple retour à la situation antérieure n’est pas non plus souhaitable ».

 
Acte II : Najat Vallaud-Belkacem veut se servir du protocole PPCR en 2016

Le 12 avril dernier, sur RMC, la ministre annonce qu’elle veut utiliser le protocole PPCR pourtant rejeté par FO, CGT, Solidaires qui représentent plus de 50% des voix dans la fonction publique.

Qu’importe pour la ministre et le premier ministre : ajoutant à la politique de terre brûlée que constitue la remise en cause de tous les droits, ils décident un 49-3 social et imposent d’appliquer ce texte.

 
Acte III : chantage à la revalorisation des salaires pour mettre en place l’évaluation

Et la ministre de déclarer : «Il y a une discussion sur le PPCR qui va nous amener à revoir leur rémunération [celle des enseignants, ndlr] mais aussi leur évaluation». C’est bien le processus du protocole PPCR qu’elle veut mettre en place : avancement modifié, carrière allongée, évaluation en lieu et place de la notation. Il s’agit de remplacer les règles statutaires en matière d’avancement et d’inspection par une évaluation « au niveau le plus proche », donc par définition soumise à l’arbitraire local.

Les annonces de la ministre sur BFM ce dimanche 17 avril de revalorisation exclusivement dans le premier degré (ISAE) ne peuvent cacher la réalité : la revalorisation serait de 200 € en octobre 2016 et 200 € en avril ou mai 2017. Un plat de lentilles !

Pour FO, la revalorisation des traitements des personnels ne passe pas l’évaluation «au niveau le plus proche» dans chaque service comme le prévoit PPCR. Elle passe par le juste retour des pertes subies depuis des années : 8% depuis 2010 et 50 points d’indice pour tous, 20% depuis 2000. Les 1,2% en 2 ans (0,6% en juillet 2016 et 0,6% en mars 2017) ne correspondent pas à ce qui a été perdu.

Rappelons que le salaire net des enseignants – premier et second degré- a baissé de 1% en euros constants entre 2012 et 2013 (note DEPP n°31), que le salaire moyen a encore baissé de 1,48% entre 2014 et 2015 (Bilan social MEN, 2015). Dans le même temps la retenue pour pension civile passe – suite à la réforme Hollande-Ayrault de 2012 – de 8,39% en 2012 à 11,10% en 2020…

Elle est de 9,94% en 2016 puis de 10,29% en 2017.

Dans le même temps 100 milliards sont donnés au MEDEF en 3 ans. L’alignement de l’ISAE des professeurs des écoles sur celle du second degré (ISOE) ne représenterait que 300 millions…

Malgré tous les trucages et les campagnes de communication, chacun constate que son salaire baisse d’année en année à échelon équivalent. Ce qui est certain, c’est qu’en 2018, le traitement sera inférieur à celui de 2015….

 
FO prendra ses responsabilités en proposant l'action commune pour que l’évaluation Vallaud-Belkacem soit abandonnée.

Personne ne peut croire que nos salaires pourraient augmenter si le Code du Travail et nos statuts particuliers sont démantelés, si notre temps de travail, nos obligations de service, notre paye sont définis localement.

A l’appel de FO, de la CGT, FSU et Solidaires grève interprofessionnelle le 28 avril pour le retrait du projet de loi Travail. FO met en discussion dans tous les services, la grève jusqu’au retrait.

Circulaire de rentrée 2016 : enfumage et obstination !


La ministre choisit la fuite en avant au lieu de répondre aux personnels mobilisés.

Tel est l’aveu d’impuissance face aux personnels qui ne peuvent accepter n’importe quoi.

Au lieu de répondre, la ministre choisit d’occuper l’espace médiatique et de poursuivre l’entreprise d’enfumage les 2 et 3 mai avec des «journées de la refondation de l’école» pour «redonner du sens et de la cohérence» aux réformes. Les personnels ne sont pas dupes car avec 4 ans de contre-réformes continuelles, ils en ont assez, résistent et se battent. Si la ministre souhaite «retrouver l’esprit de la concertation pour la refondation de l’école», elle serait bien inspirée de recevoir l’intersyndicale du second degré qui demande depuis un an l’abrogation de la réforme du collège. Mais elle choisit, comme le Premier ministre et El Khomri, ses interlocuteurs dans un simulacre de négociations, la CFDT et l’UNSA. La FNEC FP-FO s’est adressée à Najat Vallaud-Belkacem pour lui demander de rétablir des discussions normales avec les organisations qui ne partagent pas ses orientations.


La circulaire de rentrée se veut un catalogue de mesures mais les personnels sont têtus et le statut aussi !

- Du CP à la 3ème, au nom d’une «école plus juste et plus efficace», la ministre souhaite «consolider les évolutions entreprises depuis 2012» avec les nouveaux programmes 2016 sur les cycles 2, 3 et 4. Neuf années de programmes scolaires réécrits dans une «approche curriculaire» pour conduire à une «coopération plus large et plus approfondie entre les enseignants des 1er et 2nd degrés» via le conseil école-collège et les «échanges de pratiques inter-degrés». Les allers-retours des PE, certifiés, agrégés dans deux structures distinctes remettent en cause corps et statuts particuliers. Mais les personnels ne veulent pas d’affectations anti statutaires impossibles aujourd’hui avec la protection du statut de la fonction publique.


aDans le premier degré, «un effort budgétaire exceptionnel»

La circulaire de rentrée pratique la méthode Coué. Tout va mieux : «3900 emplois en plus», «1000 pour la scolarisation des moins de 3 ans». La ministre oublie les chiffres publiés au budget. Entre 2013 et 2015, 2050 postes n’ont pas été pourvus. Depuis 2008, seuls 54 328 nouveaux PE ont remplacé les 70 000 départs en retraite. 3329 écoles ont fermé en 7 ans et 710 écoles en deux ans. La scolarisation des 2 ans a été divisée par 2 entre 2008 et 2016. Les personnels le vivent et multiplient les délégations à tous les niveaux !


aDans le second degré, «la réforme du collège»

Enumérons simplement les objectifs de la ministre qui n’a toujours rien entendu : «maîtrise du socle», «organisation des enseignements disciplinaires redéfinie», «enseignement selon des modalités diverses» associant «enseignement communs», «accompagnement personnalisé» et EPI, «démarche de projet», «parcours éducatifs», «école inclusive», «autonomie», «individualisation des parcours». Malgré les pressions de toutes sortes, c’est le refus qui l’emporte. La résistance est toujours là. La mobilisation ne diminue pas. A moins de 6 mois de la rentrée, l’inspection générale reconnaît que la réforme des collèges est fortement compromise dans un quart des établissements.


aPour tous : «Une école ouverte et inclusive»

L’école Peillon-Vallaud-Belkacem demande «l’engagement des collectivités territoriales», des «associations», des «citoyens», «la mobilisation des acteurs locaux», des «parents», «PMI , CAF, réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement aux parents», etc. Dans le même temps, la campagne d’information estivale 2016 «Reviens te former» permettrait la réinscription de tous les élèves ayant échoué aux examens avec des cours à la carte.

Et comme la barque n’est pas assez pleine, l’élève orienté en LP aura le droit, aux vacances de Toussaint 2016, de changer de type d’établissement dans le cadre de la «période de consolidation et de confirmation de l’orientation». L’inclusion passe aussi par la suppression de la 6ème SEGPA et la refonte de la circulaire EREA. Les personnels refusent une Ecole ouverte à tous vents au nom de la territorialisation et du désengagement de l’Etat.


«Une logique ambitieuse»

Le numérique qui instruit, valide les diplômes, forme, voilà l’avenir ! Les outils de télétravail (Article 26 du projet de loi Travail) ne vont pas manquer : Eduscol, Canopé, Viaeduc, M@gistère, Eduthèque, English for Schools, Deutsch für Schulen, Livret scolaire numérique (LSUN) obligatoire tout au long de chaque cycle, nouveau B2i commun au second degré et à l’enseignement supérieur. Pour la ministre un «recours croissant de tous les enseignements aux outils et ressources numériques» avec formation au numérique obligatoire en 2016-2017 devient le nec plus ultra de ce XXIème siècle. Sans doute, la ministre sourde aux revendications n’a-t-elle pas entendu le refus massif des enseignants aux formations-formatage et la volonté des enseignants d’instruire. On peut se demander si elle veut encore des professeurs sous statut ou si un bénévole formé au numérique ne fera pas l’affaire !

 
«Le développement de l’apprentissage»

Au plan de 500 000 formations supplémentaires du discours présidentiel, la ministre répond par le développement massif de l’apprentissage en LP avec un partenariat renforcé avec les régions. Les parcours mixtes (voie scolaire et apprentissage) sont encouragés, tout comme le jumelage collèges, LP et CFA. La ministre veut détruire les LP, les personnels s’y opposent.

 

La ministre ne doit pas considérer que quitus est donné à ses réformes. Il n’y a aucun consensus. Aussi, a contrario des objectifs ministériels «de réunir la communauté éducative pour faire un point d’étape dans la mise en oeuvre de la loi de refondation», la FNEC FP-FO oppose les personnels réunis en AG pour décider la grève et ses suites, le 28 avril, pour le retrait du projet de loi Travail. Gagner sur le projet El Khomri ouvre la voie au retrait des contre-réformes. La ministre sait que les personnels ont bien compris la cohérence de toutes les «réformes» liées à la refondation de l’école. Elle devra en tenir compte.

Carnet de suivi des élèves en maternelle : un nouveau dispositif contre le statut …

Le 15 octobre 2015, rappelons que la ministre a fait adopter au CSE, grâce à l’arrivée in extrémis de la représentante du MEDEF, le décret relatif à l’évaluation des élèves. FO a voté contre ce décret.


… contre l’indépendance pédagogique individuelle !
La ministre remplace le livret de compétences jugé « trop complexe » par le livret scolaire de la scolarité obligatoire dans le but de faire « évoluer et diversifier les modalités de notation pour éviter une « notation-sanction » à « faible valeur pédagogique » et lui substituer une évaluation positive. Elle précise que l’objectif du décret est d’éviter la notation-sanction, considérant que la note serait discriminatoire…
Pour le SNUDI-FO cette caractérisation tente de reporter sur les enseignants qui utilisent la note chiffrée, la responsabilité de l’échec scolaire pour remettre en cause leur indépendance pédagogique.

 
… contre nos conditions de travail
En maternelle, la ministre tente d’imposer un « carnet de suivi » des élèves. Sa mise en place (qui peut atteindre plusieurs dizaines de pages) va entraîner un surcroît de travail considérable pour les enseignants de maternelle.
A chaque circulaire, à chaque nouveau dispositif, les tâches des PE s’accumulent ! Alors que la plupart des classes comptent entre 25 et 30 élèves avec, bien souvent, plusieurs élèves en situation de handicap sans AVS, sans aide, et sans ATSEM, alors que les 108 heures sont déjà largement dépassées, sur quel temps de service les enseignants devront-ils renseigner ces carnets de suivi ?
De plus, il serait dangereux de vouloir fixer dans le dossier de l’élève les acquis des élèves de maternelle. Sauf à vouloir définir dès la maternelle la personnalité d’un enfant et figer sa progression individuelle !
 

… contre nos obligations de service
Ce décret s’inscrit dans la mise en place des nouveaux programmes territorialisés du socle commun qui entrent en vigueur à la rentrée 2016. Inscrits dans le cadre des PEdT, ils ouvrent la voie à l’éclatement de l’école publique et des statuts particuliers des enseignants.
Ainsi les progressions, les modes d’évaluation, les projets divers devraient désormais relever d’une élaboration collective locale, école par école ou commune par commune.
Pour le SNUDI-FO, ces nouveaux programmes à l’école primaire et le nouveau socle commun sont incompatibles avec les garanties statutaires actuelles. Ils introduisent de nouvelles « missions » pour les PE qui remettent en cause leur statut particulier pour les aligner sur les 1607 heures annuelles de la Fonction publique.


Pas de pression, pas de mise en place anticipée !
Dans plusieurs départements, des DASEN (ou des IEN) plus zélés que d’autres, demandent aux enseignants des écoles maternelles d’appliquer d’ores et déjà ce décret. Rappelons que le décret prévoit sa mise en oeuvre à la rentrée 2016.
Le SNUDI-FO intervient auprès des DASEN afin que cesse toute pression concernant la mise en place anticipée de ce décret.


 
C’est la logique du projet de loi El Khomri contre le code du travail et la hiérarchie des normes

Le SNUDI-FO revendique :
  • L’abandon du carnet de suivi en maternelle ;
  • Le respect de l’indépendance pédagogique individuelle des personnels ;
  • l’abandon de la loi de refondation et de toutes ses mesures qui remettent en cause les droits et garanties statutaires des PE.
  

Remplacement : la cote d’alerte est dépassée

Les postes de remplaçants victimes de la Refondation


Depuis quelques jours, une campagne, alimentée par une enquête de la FCPE, pointe le problème du remplacement que le SNUDI-FO dénonce depuis des années. Manque de postes oblige dans les départements, les DASEN sacrifient en premier les postes de TR, notamment pour assurer la création des PDMQDC de la loi de Refondation.

Derrière les annonces de 60 000 postes, …une réalité tout autre
Ainsi, 1 662 postes de remplaçants ont disparu en 8 ans alors qu’au cours des deux dernières années 1 634 postes ont été réservés pour les « plus de maîtres que de classes » de la Refondation de l’école. Sur les 2 045,5 postes de remplaçants annoncés créés depuis la rentrée 2013 : seuls 1 120 sont consacrés au remplacement des enseignants en congé alors que 924,5 sont affectés au dispositif d’allègement de service pour les personnels exerçant en REP+. Il manque donc encore 1 420,5 postes pour revenir à la situation de 2008.


Une situation intenable « Les collègues sont à bout… »

Selon la FCPE, 20 000 journées de classes ont été perdues depuis la rentrée. En Seine-Saint-Denis, il manque au moins 720 remplaçants chaque jour, dans le Val-de-Marne 700 absences n’ont pas été remplacées dans une seule circonscription en 2015. Dans le Maine-et-Loire, 9 postes de remplaçants sont créés quand le SNUDI-FO en demande 15. Dans les Yvelines il manque plus de 100 postes de remplaçants. Dans le Gard, 150 PE non remplacés chaque jour. La Haute-Garonne comptabilise 544 jours d’enseignement perdus en 2015, en Loire Atlantique 257 jours, dans le Rhône 281 jours…

Dans ces conditions, les PE déjà confrontés à des classes de 30, 31 voire 34 élèves voient celles-ci s’alourdir au quotidien des élèves des collègues absents qu’ils se répartissent. Dépassés par le nombre réel d’élèves de leur classe, contraints de gérer de plus en plus souvent des multi niveaux qui demandent beaucoup plus de temps de préparation, d’organisation, confrontés à la réunionite, les collègues sont à bout.

La ministre annonce « fluidité », « mutualisation entre académies » …
La ministre annonce, par voie de presse, la constitution d’un groupe de travail « pour améliorer la fluidité dans toutes les académies », « la mutualisation des moyens entre les académies et un meilleur suivi des absences de courte durée » et prévoit « un millier de remplaçants supplémentaires à la rentrée et une amélioration de leur gestion » sans plus de précisions. Austérité oblige, ces postes devront être pris sur d’autres ressources budgétaires.


Les traductions concrètes de « mutualisation » et « fluidité » ne se font pas attendre
Dans le Haut-Rhin, tous les stages de formation continue ont été annulés et les enseignants de Rased ont été « invités » à se transformer en remplaçants, au mépris de leurs missions et garanties statutaires. Dans d’autres départements, ce sont les jours de décharges des directeurs de moins de quatre classes qui sont remis en cause pour assurer des remplacements en urgence.



Dans la plupart des départements, la ministre embauche des centaines de contractuels précaires à la place de PE, parfois reçu sur la liste complémentaire du concours : 400 contractuels dans le 93, 90 à Paris, 93 dans le Rhône, 50 dans les Alpes-Maritimes, 40 dans l’Essonne, 17 dans le Cher, 25 dans le Var …

Avant de prétendre mettre plus de maîtres que de classe,

le SNUDI-FO demande qu’il y ait au moins autant de PE que de classes avec des effectifs à 24.

La ministre doit recruter immédiatement des enseignants de la liste complémentaire, pour pourvoir tous les congés non remplacés.

mardi 22 septembre 2015

«Politique de faveur» pour la ruralité... ou nouvelle remise en cause du service public d'Etat ?

Le 14 septembre dernier, dans la filiation du discours du Président de la République, la ministre de l’Education Nationale a publié 6 engagements, qui constitueraient, selon elle, une politique en faveur d’une école rurale de qualité.
 
S’appuyant sur la réalité des faits et des expériences déjà imposées, la FNEC FP FO considère qu’en matière de politique de faveur, il s’agit surtout d’orientations débouchant sur un plan d’économies budgétaires dans les zones rurales et un transfert des responsabilités de l’Etat vers les collectivités locales.
 
Toute la politique ministérielle, bien au contraire, accentue la désertification des zones rurales, accentuée par la réforme territoriale et axée sur les regroupements d’écoles, des remises en cause de la carte de formation, donc des fermetures d’établissements, par les mutualisations de services administratifs (Secrétariats de Circonscription IEN, CIO, DSDEN).
 
FO constate qu’en matière d’accompagnement, les orientations ministérielles conduisent surtout à supprimer des dizaines d’écoles rurales pour y substituer des regroupements forcés entraînant des déplacements longs et couteux pour les élèves, les familles et les collectivités.
 
Contrairement à l’engagement n°1, les territoires ruraux ne bénéficient pas de taux d’encadrement plus favorables que les zones urbaines », mais ils se voient surtout supprimer encore cette année des dizaines de postes.
 
La FNEC FP FO s’oppose également à la logique des conventions triennales entre le ministère et les collectivités locales qui visent à transférer à ces dernières, la responsabilité des fermetures de classes et d’écoles décidées par le Ministère de l’Education Nationale, tout comme elle s’oppose à la réforme territoriale dont l’impact sur les cartes de formations conduira à la fermeture de lycées.
 
Elle s’oppose aux regroupements qui ne sont que des prétextes à des suppressions de postes d’enseignants et de personnels tous azimuts, dans le cadre des économies budgétaires imposées par le pacte de responsabilité.
 
Pour FO, toute politique en faveur des zones rurales ne peut que passer par le maintien mais surtout le renforcement de tous les établissements, de toutes les Ecoles, de tous les services, garants de la présence de l’Etat et de l’Ecole Républicaine partout sur le territoire national.
 
C’est pourquoi la FNEC FP-FO revendique des créations de postes statutaires, l’abrogation de la Réforme territoriale, le maintien d’une Education nationale et s’oppose à la territorialisation de l’Ecole, renforcée par la loi Peillon.

Avenir de la Fonction Publique – PPCR : Un protocole inacceptable !!!

Après avoir consulté leurs instances respectives, les fédérations syndicales de fonctionnaires Force Ouvrière, composant l’UIAFP-FO, ont décidé de ne pas signer le protocole d’accord « Avenir de la  Fonction publique – Parcours professionnels, carrières et rémunérations » proposé par la ministre de la  Fonction publique, Marylise Lebranchu, au nom du gouvernement.
 
Les constats sont sans appel :
1- La perte du pouvoir d’achat depuis le gel du point d’indice en 2010 (-8%) n’est pas compensée par
les propositions gouvernementales (malgré la propagande ministérielle).
 
2- L’allongement des durées de carrière autofinance une revalorisation en trompe l’œil.
 
3- Un manque d’ambition pour améliorer la situation de tous les agents en place et pour garantir  ’attractivité de la Fonction publique.
 
4- L’intégration d’une part des primes dans le traitement est insignifiante, et de fait très insuffisante.
 
5- La longueur du calendrier de mise en œuvre des mesures salariales est inadmissible car le gouvernement ne peut rien garantir après 2017.
 
Les syndicats et fédérations Force Ouvrière de la Fonction publique considèrent que ce protocole d’accord  est insuffisant et n’offre pas la revalorisation attendue par les agents publics.
 
FO refuse, d’ores et déjà, la culpabilisation ou l’ostracisation des organisations syndicales indépendantes.
 
L’UIAFP-FO, non signataire des accords de Bercy ne s’estime pas liée par le principe de l’accord majoritaire que le gouvernement utilise quand cela l’arrange.
 
L’UIAFP-FO interpelle la Ministre de la Fonction publique, et plus largement le gouvernement, pour améliorer fortement ses propositions, notamment en revalorisant, immédiatement, la valeur du point d’indice.

Remise en cause du Statut / remise en cause du Code du travail : les deux faces d’une même attaque

Les propos du ministre de l’Economie contre le Statut général de la Fonction publique se placent, pour la FNEC FP-FO, dans la continuité de toute la politique de déréglementation mise en place, réforme après réforme, alors même que la Cour des comptes préconise encore plus de coupes budgétaires et de suppressions de postes.
 
Ils sont inacceptables.
 
La réponse du Président de la République qui pour certains a recadré son ministre, n’en demeure pas moins insatisfaisante.
Tout « en défendant » le statut, il indique qu’être fonctionnaire c’est ne pas refuser la modernité, savoir s’adapter et évoluer.
 
Si la modernité et l’adaptation se traduisent par moins de droits, moins d’acquis et moins de sécurité pour les agents comme ce qui est contenu dans les lois Rebsamen et Macron 1, ou encore le rapport Combrexelle remis au Premier ministre proposant la réécriture du code du travail, la FNEC FP-FO refuse d’être moderne.
 
Est-ce moderne que de cautionner le gel du point d’indice et la baisse des salaires ?
 
Est-ce moderne que de se satisfaire des suppressions de postes ?
 
Est-ce moderne que de fermer des services publics, des classes et des établissements ?
 
Est-ce moderne que d’individualiser les carrières et les rémunérations ?
 
Les propositions même de la ministre de la Fonction publique dans le cadre des discussions Avenir de la Fonction publique-Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations(AFP-PPCR)
vont dans le même sens, actant la perte de salaires depuis 2010, reportant aux calendes grecques la revalorisation du point d’indice, freinant les carrières et les possibilités de promotion, avalisant les dérèglementations déjà en cours détricotant toujours plus le Statut et remettant en cause les statuts
particuliers qui sont nos garanties et notre protection.
 
Remise en cause des obligations de service et des statuts,
Ouverture généralisée de l’apprentissage dans la Fonction publique de l’Etat,
Nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) qui individualise encore plus les salaires,
Réforme territoriale et loi Notre qui détruisent les services publics,
Loi de refondation qui territorialise l’Ecole,
Salaires bloqués.
 
Les personnels, titulaires ou contractuels, payent déjà lourdement le prix d’une politique d’offensive généralisée contre tous les salariés.
 
Pour la FNEC FP-FO la remise en cause du Statut, comme les attaques contre le Code du Travail, sont les deux faces d’une même politique. Dans tous les cas ce sont les garanties, les acquis sociaux et la protection des salariés qui sont dans la ligne de mire.
 
C’est pourquoi la FNEC FP-FO s’inscrit pleinement dans la déclaration de la Commission Exécutive Confédérale Force Ouvrière du 17 septembre, adoptée à l’unanimité :
 
« Après la loi dite « Macron 1 » qui remet en cause des droits des salariés(travail le dimanche, licenciements, prud’hommes, etc.) celle dite « Rebsamen » qui affaiblit notamment le rôle des
CHSCT et la réforme territoriale, la Commission Exécutive Confédérale s’adresse solennellement au gouvernement sur l’avenir du Code du travail et de la négociation collective.
 
Entériner les déréglementations en cours, inverser la hiérarchie des normes, s’inscrire dans le néolibéralisme européen destructeur de droit, subordonner le Code du travail aux dogmes
économiques constituerait une attaque frontale contre les salariés et les valeurs de solidarité et d’égalité.
 
Dans une telle hypothèse, FORCE OUVRIERE s’engagera dans un combat social et républicain.
 
Cette question ainsi que celles relatives au pouvoir d’achat, à l’emploi et à l’avenir du service public et des retraites seront au centre des débats du CCN des 7 et 8 octobre 2015, tant en termes de revendications que de possibilités d’action. »
 
Pour mettre un coup d’arrêt à toutes les dérèglementations et à toutes les politiques d’austérité, qui remettent en cause le code du travail, le statut général de la fonction publique, les conventions collectives et les statuts particuliers, c’est bien une initiative interprofessionnelle qui est l’ordre du jour.

mardi 8 septembre 2015

Rythmes scolaires : la ministre ne veut rien entendre ! Le SNUDI-FO appelle à la grève le 17 septembre.

Jeudi 17 septembre, les syndicats du 2nd degré SNETAA-FO, SNES-FSU, SN-FOLC, SNEP-FSU, la CGT Educ’action, SNALC, SUD Education, SUNDEP, SNCL, SIAES-FAEN, CNGA et AD-CGC appellent à la grève pour l’abrogation de la réforme du collège.
 
Rythmes scolaires : la ministre ne veut rien entendre !
Le SNUDI-FO appelle à la grève le 17 septembre.
 
Abrogation de la réforme des rythmes scolaires, abandon des PEDT et du projet de circulaire SEGPA Contre la régionalisation de l’Education nationale et le transfert de compétences aux collectivités
 
Après deux ans de mise en œuvre, le constat accablant : confusion entre le scolaire et le périscolaire, intrusion de plus en plus insupportable des municipalités dans le fonctionnement quotidien de l’école et dans le contenu des enseignements, remise en cause des droits statutaires. Sans oublier le manque de postes, de remplaçants, d’AVS pour les enfants handicapés, d’EVS pour les directeurs...
 
Dans le 1er degré, la réforme des rythmes scolaires et les PEDT, sont le pendant de la réforme du collège. Toutes deux sont néfastes tant pour les personnels que pour les élèves.
 
Toutes ces réformes découlent de la loi de Refondation de l’école et de la réforme territoriale qui remet en cause toute l’architecture de l’Education nationale (rectorats, inspections académiques-DSDEN ...) et donc le statut des enseignants, à commencer par celui des professeurs des écoles.
 
Avec les PEDT, la ministre veut franchir un nouveau pas
 
Aujourd‘hui, la ministre veut faire de l’année 2015-2016 celle de la mise en œuvre effective des PEDT, des «chartes d’engagement réciproque» pour «dépasser la segmentation qui n’a plus lieu d’être entre temps scolaire, périscolaire et extrascolaire»
 
Aujourd‘hui, la ministre veut faire un pas supplémentaire vers la mise sous tutelle de l’Education nationale «au moment (...) où les PEDT deviennent un instrument de travail avec les collectivités territoriales» (discours de rentrée du 24 août 2015). Déjà à Paris, le DASEN et la mairie ont adressé le 27 juillet une note aux écoles «proposant» l’organisation de 2 heures de concertation le jour de la prérentrée entre enseignants et personnels municipaux.
 
Aujourd‘hui, la ministre voudrait imposer la réforme du collège malgré le rejet des enseignants des collèges et des lycées massivement en grève le 19 mai à l‘appel de FO, du SNES, du SNEP, de la CGT, de SUD et du SNALC...
La situation n’a jamais été aussi grave pour les personnels : salaires bloqués depuis 5 ans, conditions de travail de travail de plus en plus dégradées...
 
Les enseignants du 2nd degré ne veulent pas de la réforme du collège,
les PE ne veulent pas de la réforme des rythmes scolaires
ils veulent garder leurs garanties statutaires !
 
Le SNUDI-FO appelle à la grève le 17 septembre
aux côtés des professeurs du 2nd degré
pour bloquer le démantèlement de l’école publique et de nos statuts.
 
► Le SNUDI-FO appelle les personnels à se réunir partout pour préparer la grève du 17 septembre
et à discuter des suites si la ministre ne répond pas aux revendications ;
► Il invite le SNUipp-FSU, CGT Educ’action, SUD Education à discuter d’un appel commun à cette grève ;
► Il invite les syndicats départementaux à prendre toutes les initiatives pour la réussite du 17 septembre : réunions intersyndicales pour appeler en commun à la grève, organiser des réunions de collègues...
 
Montreuil, le 3 septembre 2015

mardi 1 septembre 2015

Rythmes scolaires : la Ministre ne veut rien entendre ! Il n'y a pas d'autre choix que de préparer la grève unie !

Le SNUDI-FO a été reçu par le cabinet de la ministre le 23 juin au lendemain de la publication du rapport d’étape sur « la généralisation des rythmes éducatifs » en application des décrets Peillon et Hamon.
 
Il a alerté, à nouveau, sur les conséquences dramatiques de la réforme : confusion entre le scolaire et le périscolaire, dégradation des conditions de travail, tutelle de plus en plus asphyxiante des collectivités, fatigue généralisée des personnels et des élèves, mercredi travaillé aux frais des enseignants, remise en cause des droits statutaires des PE, suppression d’ATSEM en maternelle...
 
Ce constat accablant est maintenant largement partagé. Le 22 juin, un grand quotidien national titrait : « Rythmes scolaires, le grand bazar »...
 
Face au désastre, la ministre s’obstine et promet...
 
... des PEDT généralisés et des «chartes municipales d’engagement réciproque»
 
Pour toute réponse aux innombrables problèmes, le ministère a répété sur tous les modes « Nous sommes en phase de stabilisation. Avec les projets éducatifs territoriaux (PEDT), les chartes et conventions à l’initiative des collectivités, on instaure de la cohérence entre les différents temps de l’enfant » !
 
«Stabilisation» ? Alors qu’à la rentrée, en raison de l’austérité imposée par le pacte de responsabilité, de nombreux maires changent les horaires des écoles, parfois pour la troisième fois, ou suppriment les activités périscolaires ou des postes d’ATSEM !
 
«Stabilisation» ? Alors que les refus de temps partiels se généralisent, que les titulaires-remplaçants ont de plus en plus de difficultés à récupérer leurs heures annualisées !
 
«Stabilisation» ? Alors que la réquisition des classes pour les activités périscolaires devient la norme, le ministère prétend que « ce sujet se décrispe » ! Chaque jour, les articles du Code de l’Education, qui soulignent que le maire doit obtenir l’accord préalable de l’école et que ces activités doivent être compatibles avec le fonctionnement normal du service, sont bafoués.
 
«Cohérence» ? Alors que la confusion scolaire/périscolaire règne dans les écoles, la ministre qualifie la réforme d’«excellent moyen (...) pour dépasser la segmentation qui n’a plus lieu d’être entre temps scolaire, périscolaire et extrascolaire» et pour donner toute autorité aux collectivités sur les enseignants, leurs obligations et temps de service.
 
C’est la même logique, celle de la territorialisation, celle de la refondation de l’école qui conduit aux conseils d’école communs entre les CM et la 6ème aboutissant à la polyvalence des professeurs du 1er et du 2nd degré.
 
 
... des évaluations, des études sur les effets de la réforme... jusqu’en 2017 !
 
« Evaluation » ? Alors que chacun constate la fatigue accrue des élèves, la ministre prétend que « l’apprentissage de la lecture est aujourd’hui plus précoce dans l’année grâce aux nouveaux rythmes scolaires » et le ministère, lors de l’audience, s’est félicité de « signes positifs favorisant la réussite de tous les élèves »...même si le rapport d’étape souligne qu’ « il est encore trop tôt pour mesurer scientifiquement le bénéfice des nouveaux rythmes sur les apprentissages » !
 
«Evaluation» ? Elle est sans appel pour les collègues : la réforme contribue à dégrader les apprentissages et les conditions de travail simultanément aux fermetures de classes. Les enseignants n’en peuvent plus ! Ils n’attendront pas les résultats fabriqués d’évaluations qui serviront d’alibis. Assez !
 
Il n’y a pas d’autre choix que de préparer la grève à la rentrée 2015 la grève pour sauver notre statut de fonctionnaire d’Etat et l’école publique !
 
Notre statut de fonctionnaire d’Etat est directement menacé par la réforme territoriale, par les rythmes scolaires et les décrets Peillon/Hamon dans le 1er degré et par la réforme du collège dans le 2nd degré.
 
Les rythmes scolaires c’est la réforme du collège, c’est la loi de refondation Peillon, pour l’abrogation des décrets, c’est la réforme territoriale dans l’Education nationale.
 
Nos collègues du 2nd degré, dans l’action commune des syndicats SN-LC-FO/SNETAA-FO/SNES-FSU/SNEP-FSU/CGT/SUD/SNALC, ont fait trois grèves importantes. Ils veulent l’abrogation des textes sur la réforme du collège. Ils ont décidé de se mettre en grève en Septembre après la rentrée.
 
Ce que nous voulons, c’est l’abrogation des décrets Peillon-Hamon sur les rythmes scolaires, produit de la réforme territoriale et de la loi de Refondation tout comme la réforme du collège.
 
Pour le SNUDI-FO, il y a nécessité de faire converger les enseignants du 1er degré et tous les personnels de l’Education nationale avec la mobilisation des enseignants du 2nd degré dans la grève avec leurs syndicats.
 
C’est pourquoi, informé de l’appel à la grève en septembre lancé par les syndicats SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SNEIP CGT, SNCL-FAEN, SIES-FAEN et le SUNDEP Solidaires :
 
« L’intersyndicale appelle les personnels à refuser toute anticipation de mise en œuvre de la réforme, quelle qu’elle soit », « Elles restent déterminées à combattre celle-ci, à obtenir son abrogation » et « s’engagent à construire ensemble un processus d’actions incluant une grève nationale en septembre ».
 
● Le SNUDI FO s’adresse à toutes les organisations syndicales du 1er degré pour qu’ensemble, nous appelions les personnels du 1er degré à la grève le même jour pour faire la jonction.
 
● Dès la rentrée, le SNUDI-FO proposera aux collègues de se réunir pour préparer la grève pour défendre les revendications, à commencer par l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires.■