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jeudi 7 juin 2012

Rythmes scolaires : les revendications du SNUDI-FO


Dès sa prise de fonction, le nouveau ministre a annoncé une réforme des rythmes scolaires concernant l’année, la semaine et la journée scolaires, évoquant la possibilité pour les collectivités locales de choisir leur matinée supplémentaire, mercredi matin ou samedi matin, dans le cadre d’une semaine scolaire de 5 jours.

Précédemment, Bruno Julliard de l’équipe de Vincent Peillon avait annoncé :"Nous ouvrirons évidemment le débat des rythmes scolaires en repartant des rapports commandés et non exploités par Luc Chatel. Le consensus existe. A nous d'avancer avec les forces syndicales et, évidemment, les parents".

Cette réforme a été confirmée par le nouveau premier ministre qui, pour sa part, a ajouté qu’il y aura « une concertation avec les enseignants, les parents d'élèves, les professionnels, tous ceux qui ont leur mot à dire ».
Le SNUDI-FO participera à la discussion sur la seule base de ses mandats…


La réorganisation des rythmes scolaires ne doit pas être le prétexte
à une nouvelle remise en cause du statut de fonctionnaire d'Etat des enseignants
Pour le SNUDI-FO, la première exigence c’est la préservation du statut national des PE, l’amélioration de leurs garanties statutaires et de leurs conditions de travail, ce qui signifie dans l’immédiat :
- l’abrogation des décrets Darcos et la suppression des 108 heures annualisées (dont 60h d’aide personnalisée imposant des journées scolaires à rallonge…et la liquidation des RASED). C’est le préalable à toute discussion. 
- le rétablissement des postes supprimés qui depuis des années dégradent les conditions de scolarisation et les conditions de travail des enseignants.


Stricte séparation entre le scolaire et le périscolaire, non à l'ingérence
des collectivités territoriales dans le fonctionnement de l'école de la République
Pour FO, une réforme des rythmes scolaires ne saurait être également le prétexte à un transfert de compétences de l’Etat pour imposer des établissements scolaires autonomes dont le fonctionnement et l’organisation dépendraient des collectivités locales, y compris en ce qui concerne l’amplitude de la journée et les congés scolaires.
La mise en place de « projets éducatifs locaux » différents d’une école à une autre, articulant le scolaire et le périscolaire ne serait pas sans conséquences sur le temps de service et la charge de travail des collègues.


Les PE sont des fonctionnaires d’’Etat et entendent le rester.
Le SNUDI-FO rappelle que, ces dernières années, les enseignants et les parents ont refusé les « projets éducatifs locaux » élaborés conjointement par des maires et des IA à Lyon, à Lille, à Rennes etc…et très récemment à Mulhouse. Tous ces projets articulant scolaire et périscolaire ont dû être abandonnés.




Un « débat repartant des rapports commandés
et non exploités par Luc Chatel » ?
A quels rapports « commandés et non exploités » l’entourage de M. Peillon fait-il référence ?
- Au rapport Reiss sur « la gouvernance de l’école », préconisant de « mieux faire entrer la commune dans l’école » et préparant les EPEP sous la tutelle des élus politiques locaux ?
- Au rapport du Comité de pilotage du précédent Ministre qui proposait de redéfinir les obligations de service des enseignants au niveau local en collaboration étroite avec les collectivités territoriales ?

Ces rapports, rejetés par les enseignants, avaient pour objectifs de faire voler en éclat l’unicité donc l’existence même de l’Ecole républicaine, l’égalité de traitement des élèves et le statut national des enseignants ; ils doivent être abandonnés.


Défense du statut et du cadre national et laïque de l’école républicaine
Au cours des discussions annoncées, FO rappellera les revendications qu’elle a toujours défendues:

  • stricte séparation entre le scolaire et le périscolaire, contre toute soumission des obligations de service  aux besoins des collectivités territoriales et des associations diverses, ce qui aurait pour conséquence de placer les enseignants sous la tutelle de celles-ci,
  • retour à un temps de service des enseignants défini nationalement en heures d’enseignement hebdomadaires,
  • contre toute déréglementation et augmentation du temps de présence et de travail des enseignants en généralisant, en particulier, le travail le mercredi, avec classe le matin, animations pédagogiques l’après-midi…,
  • garantie du rythme 7 semaines de classe/2 semaines de congés, maintien intégral des congés d’été,


Dans l’immédiat, le SNUDI-FO demande au ministre de mettre un terme à toute expérimentation actuellement engagée conjointement par des DASEN et des élus.


Montreuil, le 23 mai 2012

jeudi 22 mars 2012

Le CTM reconvoqué suite au boycott du 8 mars 2012


Déclaration commune à propos des textes sur l’évaluation
CGT Educ'Action, FAEN, FNEC FP FO, F.S.U, SUD Education, UNSA Education

Différé suite à l’opposition quasi unanime des organisations syndicales de l’EN, l’examen du projet de décret relatif à l’évaluation des personnels enseignants, CPE et CO-Psy, a été inscrit à l’ordre du jour du CTM du 8 mars 2012. Après des mois d'absence de dialogue social, ce projet revient sous une forme aggravée. L'évaluation des enseignants est un sujet sérieux. Que vaut cette précipitation dans un contexte de campagne électorale, où sont mises en débat des propositions engageant l'ensemble de la profession ? Les organisations dénoncent ce passage en force.
Les évolutions de forme, concédées notamment sous la pression de la mobilisation des personnels concernés, ne changent pas, en réalité, le fond du texte : c’est bien le supérieur hiérarchique direct – chef d’établissement (ou DCIO) dans le second degré, IEN dans le premier degré – qui serait seul responsable de l’évaluation et de la carrière des enseignants, les corps d’inspection pédagogique se voyant attribuer une fonction subalterne dans ce processus.
L’entretien trisannuel, dont la mise en place s’échelonnerait selon les corps concernés entre 2013 et 2015, donnerait lieu, suite à l’auto-évaluation de l’enseignant, à une appréciation par le supérieur hiérarchique direct sur la base de critères contestables. C’est à partir de ces appréciations que seraient « formulées » et réparties les mesures d’avancement différencié, proposées par le supérieur hiérarchique direct et validées par le recteur.
Il va sans dire que ce projet d'évaluation constituerait un alignement par le bas des carrières et ne serait en rien une amélioration de la situation.
Ce projet va à l’inverse de ce dont ont besoin les enseignants, en particulier en matière de formation et d'évaluation.
Les organisations syndicales signataires, renouvellent leur demande de retrait de ce projet et souhaitent un vote sur ce point.

vendredi 10 février 2012

Un mauvais coup contre les libertés syndicales


La FNEC FP-FO informe tous les personnels du Ministère de l’Education nationale que, suite aux élections professionnelles d’octobre 2011, un mauvais coup se prépare contre la démocratie et les libertés syndicales dans ce ministère.

Le 20 octobre 2011, les élections professionnelles se déroulant conformément aux accords de Bercy que Force Ouvrière n’a pas signés (nouveau « dialogue social » dans la Fonction publique) ont enregistré une progression de 3 points de Force Ouvrière qui a dépassé les 10%, faisant de Force Ouvrière la 3ème organisation au ministère de l’Education nationale.

Après les élections, les règles d’attribution des moyens syndicaux qui en découlent ont été discutées avec les organisations syndicales. Il en ressort que Force Ouvrière perdrait 15% de ses moyens syndicaux et que plusieurs organisations qui ont notoirement reculé aux élections professionnelles, verraient leurs moyens augmenter.

C’est sans doute à sa conception de l’indépendance syndicale, à son refus de la co-gestion, et à sa fidélité aux revendications exprimées par les personnels que la FNEC FP-FO doit ce traitement de faveur !
Dès le 30 novembre, la FNEC FP-FO et la confédération FO ont alerté les pouvoirs publics à tous les niveaux sur ce qui constitue un authentique déni de démocratie. Jean Claude Mailly est intervenu auprès des ministres concernés, auprès du Premier ministre et du Cabinet du président de la république. Des engagements de rétablir l’équité ont été pris. Aucun n’a été tenu. C’est inacceptable.

Force Ouvrière informe les personnels : ne s’agit-il pas d’un détournement du vote qu’ils ont exprimé le 20 octobre dernier ? Ne s’agit-il pas d’une contrainte exercée pour conformer les organisations syndicales aux besoins du ministère soucieux de poursuivre la mise en œuvre de ces contre-réformes comme l’évaluation des personnels et la fermeture de postes par milliers en application de la RGPP au nom de la sacro-sainte réduction des déficits publics ?

Faudrait-il considérer qu’il est une bonne pratique de « dialogue social » de triturer et manipuler le vote des salariés dans une élection professionnelle en privant une organisation syndicale de 15% de ses moyens syndicaux alors même que le vote des électeurs l’ont fait progresser de 3 points ?

En tout état de cause, aucune pression, aucune manœuvre ne détournera la FNEC FP-FO et ses syndicats de l’action syndicale indépendante pour la défense du cahier de revendications, pour la défense du statut, pour la défense de l’Ecole publique.

mercredi 8 février 2012

Non au jour de carence !

L’article instaurant le jour de carence en cas d'arrêt maladie pour les fonctionnaires et les salariés des régimes spéciaux a été définitivement adopté en dernière lecture du projet de loi de finances (PLF) pour 2012, intervenue le 21 décembre 2011.

L’article en question prévoit que « Les agents publics civils et militaires en congé de maladie, ainsi que les salariés dont l'indemnisation du congé de maladie n'est pas assurée par un régime obligatoire de sécurité sociale, ne perçoivent pas leur rémunération au titre du premier jour de ce congé ».

Les congés de longue maladie, de longue durée, d'incapacité professionnelle résultant de blessures ou de maladie contractées ou aggravées du fait des activités de service, et d'accident du travail, ne seraient pas concernés.

FORCE OUVRIERE exige le retrait de l’article de la loi de Finances qui instaure un jour de carence en cas de maladie pour les fonctionnaires et salariés des régimes spéciaux, qui va leur faire perdre une journée de salaire dès le premier jour d’arrêt maladie !

Cette disposition repose sur une contre-vérité : les fonctionnaires, en cas de maladie, ne sont pas pris en charge par le régime obligatoire, mais par l’employeur ou l’établissement public, qu’il soit d’Etat, un opérateur public, une collectivité territoriale ou un établissement hospitalier.

L’objectif n’est donc pas de réaliser des « économies » pour la sécurité sociale, qui seraient soi-disant dictées au nom de la réduction de la dette publique (dont les fonctionnaires ne sont pas responsables), mais bien de les opposer aux salariés du privé.

Il s’agit, avant tout, de remettre en cause les garanties statutaires qui permettent à tous les fonctionnaires, en cas de maladie de courte durée, le maintien de leur rémunération.

La FNEC FP FO prend l’initiative d’une pétition nationale qui exige l’abrogation du jour de carence.

Signez la pétition (envoyée par email et accessible depuis le menu gauche du blog) et renvoyez-la au SNUDI-FO 57 - 24 rue du Cambout - 57005 METZ CEDEX 1 ou par email à snudifo57@gmail.com

samedi 21 janvier 2012

Carte scolaire 2012

Nous avons participé le 13 janvier à un groupe de travail du Comité Technique Spécial Départemental lors duquel ont été présentées les grandes lignes de la carte scolaire. Une dégradation inacceptable!

120 postes seront supprimés dans le Premier degré en Moselle, auxquels s'ajoutent 22 postes d'intervenants en langue. Parmi ces 120 postes, on notera surtout :

- Suppression totale de la Brigade Départementale (64 postes). Alors qu'aujourd'hui déjà, de nombreuses classes se retrouvent sans remplaçant et que les TMBD assurent des remplacements en circonscription...

- 30 fermetures de postes de RASED. Une fâcheuse conséquence de la mise en place de l'Aide Personnalisée?
Une nouveauté au niveau du RASED : la mise en place d'un RASED de circonscription. Tous les postes de RASED actuels seront fermés dans un premier temps, puis rouverts dans la circonscription.

Le SNUDI-FO 57 appelle à la mobilisation contre ces suppressions de poste, qui toucheront inévitablement tous les enseignants du département !

Grève nationale le mardi 31 janvier

Le 15 décembre a contraint le ministre à un premier recul.

La grève du 15 décembre à l’appel des fédérations FO, FSU, UNSA, CGT, SUD (excepté le SGEN CFDT) a contraint le ministre à ne pas présenter son projet de décret suer l’évaluation au Comité Technique Ministériel du 16 décembre. Le 29 décembre, un décret Fonction Publique reporte d’un an la date limite de la mise en oeuvre de l’entretien professionnel et l’évaluation.

Le ministre entend présenter son projet au CTM de mars. Le ministre vient de déclarer « qu’on récompense ceux qui ont faim, qui ont envie, qui sont bons ! ». Le droit à l’avancement au choix et au grand choix disparaîtrait pour être remplacé par des bonifications distribuées arbitrairement sans critères objectifs.

L’évaluation préambule des EPEP !


Pour les enseignants du 1er degré, l’article 1er du projet prévoit que « l’autorité hiérarchique peut également
désigner un autre fonctionnaire pour mener les entretiens d’évaluation au sein des écoles ». Ainsi les enseignants du 1er degré pourraient être évalués par le principal du collège ou par un fonctionnaire de la collectivité territoriale. C’est la voie ouverte aux EPEP, à l’école du socle. C’est la fin de notre statut de PE, de notre statut de fonctionnaire d’Etat.

A nouveau 14 000 suppressions de postes

A la prochaine rentrée, 14 000 suppressions de postes sont prévues, dont 5700 dans les écoles, en application de la RGPP et du plan d’austérité.

Cela ne peut plus durer, c’est inacceptable !


Le SNES-FSU a décidé d’appeler à la grève et à la manifestation nationale le 31 janvier pour le retrait du projet d‘évaluation et l’annulation des suppressions de postes.
La FNEC-FP-FO appelle à la grève nationale le 31 janvier en réponse à l’initiative prise par le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU rejoint par la CGT, SUD et le SNALC.

Le Bureau National du SNUDI-FO appelle les enseignants du 1er degré à être au coude à coude avec leurs collègues du 2nd degré dans la GREVE NATIONALE le 31 JANVIER pour :
  • le retrait du projet d’évaluation
  • l’annulation des suppressions de postes
D’ores et déjà le SNUDI-FO et le SNUipp appellent au 31 janvier à Paris, en Haute-Garonne, en Saône et Loire, dans le Tarn, s’ajoutant aux 7 appels communs FNEC-FP-FO et FSU. Dans les Yvelines l’assemblée générale de 50 enseignants de Mantes avec le SNUDI-FO et le SNUipp appellent à la grève et la manifestation nationale. Par ailleurs 20 sections du SNUipp appellent au 31 janvier.

La FNEC-FP-FO a proposé à toutes les fédérations «Un appel de toutes nos organisations à la grève franche et à la manifestation nationale, le 31, représenterait un cran de plus par rapport au 15 décembre dans la mobilisation des personnels et serait de nature à faire reculer le ministre sur les textes évaluation et sur les fermetures de postes».

Le SNUDI-FO invite tous les enseignants à se réunir :
- pour organiser la grève nationale le 31 janvier;
- multiplier les motions d’écoles pour exiger le retrait du projet d’évaluation et l’annulation des suppressions de postes.

Pour les sections qui décident de participer à la manifestation nationale du 31 janvier, la FNEC-FP-FO et ses syndicats organisent un cortége Force Ouvrière dans la manifestation à Paris le 31 janvier - (Rdv Luxembourg
à 14h00).

Montreuil le 20 janvier 2012

jeudi 12 janvier 2012

Planning des réunions d'information syndicale

Voici le planning des réunions d'information syndicale à venir :

- le mercredi 7 mars 2012 de 9h à 12h à Mazières-les-Metz,école élémentaire Louis Pasteur
- le mercredi 28 mars 2012 de 9h à 12h à Morhange, école élémentaire Streiff
- le mercredi 30 mai 2012 de 9h à 12h à l'Union locale FO de Sarreguemines (rue de la Paix)
- le mercredi 13 juin 2012 de 9h à 12h à l'Union locale FO de Forbach (avenue Passaga)

Nous vous rappelons qu'en vertu du décret 447 du 28/05/1982 qui permet l’exercice du droit syndical pendant le temps de travail, les enseignant(e)s disposent de 2 demi-journées d’information sur le temps de travail lors de l’année scolaire.
Elles seront défalquées sur deux conférences pédagogiques étiquetées obligatoires, ou optionnelles ou concertation, en anticipant si la réunion syndicale se tient après l’ensemble des conférences pédagogiques.
Il faudra donc écrire à votre I.E.N pour l’informer de votre intention d’assister à une réunion d’information syndicale .
           
Modalités pratiques :
Envoyer un courrier à l’I.E.N de votre circonscription selon le modèle ci-dessous qui transmettra à l’I.A. Ne pas attendre l’accord écrit qui peut arriver après la date de la réunion !


Monsieur l'Inspecteur,
Je souhaite participer à la réunion syndicale que le SNUDI FO organise le mercredi.................................. à l'école.........................................
Aussi, je vous demande d'être « dispensé(e) » de ............................................. (préciser si c'est une conférence pédagogique, ou une réunion de concertation et la date de celle dont vous voulez être dispensé(e) ).
Je vous prie de croire, Monsieur l'Inspecteur , en ma profonde considération.