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jeudi 5 mars 2015

Formation M@gistère : les CHSCT doivent être saisis, le dispositif suspendu

La formation ne correspond pas aux attentes et aux besoins des enseignants

C’est la confiscation de la formation continue des enseignants par le ministère pour imposer une pédagogie officielle. Le libre choix des enseignants de choisir sa formation disparait : finies les nimations qu’on voulait faire dans des niveaux différents de celui de la classe dans laquelle on enseigne, fini le choix des disciplines, finies les échanges entre collègues pour échanger nos compétences…

Elle met en place un dispositif d’auto évaluation

Avec ce dispositif, des enseignants sont sommés de préparer des séances types rendues publiques, qui débouche sur des critiques publiques et une auto-évaluation, non prévue par la réglementation, très éloignée de l’objectif de formation affiché.
Le ministère entend utiliser M@gistère comme un nouveau moyen d’évaluation des PE. Il est en effet prévu « un suivi et une validation des acquis » de la formation et « l’IEN doit faire le lien entre l’activité de formation et les effets dans la classe ». Nul ne doute que l’IEN se servira de l’auto-évaluation pour le rapport d’inspection.

L’absence de confidentialité lors des connexions internet est une nouvelle pression exercée sur les enseignants

L’affichage du nom du collègue, le temps écoulé depuis sa dernière connexion, les messages qu’il écrit distribués dans les boîtes professionnelles des autres collègues… autant de pressions portent atteinte à la liberté pédagogique individuelle des Professeurs des Ecoles reconnue dans le statut. Autant de situations qui peuvent culpabiliser et fragiliser certains enseignants.

M@gistère impose des heures de travail informel non comptabilisées

Par ailleurs, en fonction des compétences des uns et des autres en TICE, le parcours peut s’avérer bien plus long que les 9 heures prévues dans le module. De plus, les enseignants sont convoqués de plus en plus fréquemment à des réunions concernant l’utilisation de M@gistère. Il en résulte un allongement du temps de travail en dehors du temps imparti par la circulaire de février 2013 sur les 108 heures.
Le SNUDI-FO s’adresse à la ministre pour demander la suspension immédiate de la mise en place de M@gistère.
Il demande que les CHSCT à tous les niveaux soient saisis. Il invite les syndicats départementaux à intervenir en ce sens auprès des autorités académiques.

jeudi 29 janvier 2015

On ne rétablira pas l'école de la République et la laïcité en poursuivant la refondation de l'école et la politique d'austérité.

La FNEC FP-FO a analysé les mesures présentées par la Ministre de l’Éducation nationale le jeudi 22 janvier 2015 au nom de la mobilisation de l’École pour les valeurs de la République.

Lors de la consultation à laquelle la FNEC FP-FO a  participé le 12 janvier, à la suite des attentats,  la FNEC FP-FO a notamment insisté pour qu'on en revienne au strict respect de la laïcité institutionnelle, qui  repose  sur  la  loi  du  9  décembre  1905.  C'est  la  séparation  des  Églises  et de  l’État  qui  assure  la liberté de conscience, garantit l'égalité des droits et met la République à l'abri du communautarisme.

La  FNEC  FP-FO  rappelle  que  selon  cette  loi  «la  République  ne  reconnaît,  ne  salarie  ni  ne subventionne  aucun  culte. » (article  2).  Ni  l’enseignement  des  religions,  ni  les  représentants des religions n’ont leur place à l’école.

Force est de constater que si la ministre s'est réclamée de la laïcité, sans toutefois en définir le contenu, les mesures préconisées risquent pour nombre d'entre elles d'aller à l'encontre de celle-ci.

On ne voit pas en quoi un enseignement spécifique du fait religieux, des accords de partenariat tendus avec les entreprises et le monde économique, la mise en place d'une  « réserve citoyenne » intégrant notamment  « les  personnes  désireuses  d’apporter  leur  concours aux  missions  de  l’École »  et  «les bénévoles d’associations partenaires » va renforcer la laïcité.

La FNEC FP-FO s'inquiète de l'instrumentalisation de la situation pour renforcer les projets éducatifs territoriaux (PEDT), en y introduisant un « volet laïcité et citoyenneté » : la laïcité ne se découpe pas territoire par territoire. L'école des territoires, c'est le contraire de l'école de la République, c'est la voie ouverte au développement des communautarismes.

Avec  «les  espaces  et/ou  temps  des  parents  (qui)  seront  développés  dans  chaque  école  et établissement », faut-il comprendre que les personnels seront assujettis à de nouvelles sujétions, dans la  logique  de  la  coéducation ?  Pour  la  FNEC  FP-FO  les  responsabilités  des  parents  et  les responsabilités de l’école sont distinctes, et il faut respecter cette distinction.

Les mesures préconisées ne vont pas dans le sens de préserver l’École comme« l'asile inviolable où ne pénètrent pas les querelles des hommes », comme l'avait pourtant rappelé le président de la République dans ses vœux en citant la circulaire de Jean Zay du 31 décembre 1936.

« La question de l'autorité à l'école se pose », a indiqué la ministre. C'est certes le cas, mais le remède ne saurait se limiter à l'affirmation de règles de comportement pour les élèves.

La mission première de l'école est la transmission  des connaissances, sur laquelle est assise l'autorité des enseignants. Les réformes récentes, prises en application de la loi de refondation, les ont affaiblies et ont dégradé les conditions de travail.

La  refonte  de  la  carte  de  l’Éducation  prioritaire,  la  régionalisation  de  la  carte  des  formations professionnelles  et  la  priorité  absolue  à  l'apprentissage  au  détriment  de  la  voie professionnelle sous statut scolaire, la réforme de l'évaluation des élèves, la réforme du collège annoncée au nom du socle, la réforme des rythmes scolaires, les modifications des missions et obligations de service, sont autant d'attaques contre l'école de la République.
 
La réforme de l'allocation des moyens, qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller Paul, pas plus que la modification des secteurs de recrutement des collèges n'offriront de solution.

Ce dont a besoin l’École ce sont de vrais postes pour ouvrir des classes, en diminuer les effectifs et assurer sur tout le territoire national l'égalité effective des droits dans l'accès à l'instruction.

Ce dont a besoin l’École c'est du respect des garanties statutaires des personnels qui seul peut rétablir pour tous les salariés du ministère la confiance dans leurs missions, c'est de l'arrêt des pressions sur les personnels  et  des  tentatives  de  culpabilisation.  C'est  du  respect  de  leur  liberté  pédagogique  et universitaire,  que  les  projets  d'éducation  morale  et  civique  veulent  encore affaiblir  en  donnant  aux conseils  de  cycle  et  au  conseil  pédagogique  pouvoir de  fixer des  progressions  qui  s'imposeraient  à chacun dans leur classe.

Force est de constater la totale continuité des mesures annoncées avec la politique menée, qui n'est que l'expression dans l’Éducation nationale de la politique de déréglementation, de rigueur et d’austérité.

Cette politique se concentre dans le pacte de responsabilité, la réforme territoriale et le projet de  loi Macron. Parce qu'il est nécessaire de la remettre en cause, le congrès confédéral de la CGT-FO qui se tient du 2 au 7 février discutera d'une initiative de grève interprofessionnelle.

Disponible pour l'action commune à tous les niveaux, la FNEC FP-FO poursuivra ses efforts en vue d'obtenir  la  satisfaction  des  revendications  des  personnels  et  les  invite  à  participer  largement aux réunions d'information syndicales.

dimanche 30 novembre 2014

L’enjeu des élections professionnelles : les revendications des personnels



Pour la FNEC FP-FO, le scrutin en cours dans l’Education nationale n’a qu’un enjeu : les revendications des salariés de toutes catégories du ministère de l’Education nationale.

Il s’agit de porter les revendications en matière de salaires dans toute la fonction publique, en matière de postes et de conditions de travail et en matière de défense des garanties statutaires de toutes les catégories, de défense du statut général de la Fonction publique pour les fonctionnaires, de défense de la revendication d’accès au statut pour les non-titulaires.

Il s’agit d’élire dans les Comités Techniques et dans les CAP, des représentants syndicaux dont la préoccupation et le mandat sont de défendre ces revendications et non d’accompagner la politique gouvernementale qui leur tourne le dos.

La mise en œuvre de la loi de refondation de Monsieur Peillon est la mise en œuvre dans l’Education nationale de la politique d’austérité du gouvernement.
C’est aussi la mise en œuvre de l’école des territoires qui tourne le dos à l’école de la République.

Rythmes scolaires, refondation de l’éducation prioritaire, décrets statutaires, réforme territoriale, régionalisation de la formation professionnelle et de l’orientation scolaire, toutes ces mesures introduisent à marche forcée le désordre, la confusion dans le fonctionnement du service public. Elles remettent en cause tout à la fois les règles nationales de fonctionnement de l’institution scolaire et les garanties statutaires nationales pour les personnels.

Pour la FNEC FP-FO, il s’agit de résister à ces mesures, dans les CAP, dans les Comités Techniques, pour permettre aux personnels par leur mobilisation de les mettre en échec.
En dernière analyse la seule représentativité qui compte est la capacité de l'organisation syndicale à mobiliser les salariés pour la satisfaction des revendications.

Rien ni personne, aucune provocation ni campagne de calomnies très éloignées du débat sur les revendications ne nous feront dévier de ce mandat que nous sollicitons des personnels. C’est l’axe essentiel de notre action syndicale indépendante de fédération confédérée ; c’est avec toute la confédération Force Ouvrière la bataille de résistance à la casse du service public et de la fonction publique, conséquence directe du pacte de responsabilité et des dizaines milliards de cadeaux alloués aux patrons.
Force ouvrière prépare un rassemblement national interprofessionnel contre le pacte de responsabilité et l'austérité le 16 décembre prochain à Paris.

La FNEC FP-FO appelle les personnels à voter, à se déterminer dans ce scrutin sur le cahier de revendications présentées par les organisations syndicales.
La FNEC FP-FO appelle les personnels de toutes catégories à donner leurs voix à la FNEC FP-FO et à ses syndicats nationaux.

                                                                                              Montreuil, le 30 novembre 2014

mardi 25 novembre 2014

Simplification des tâches des directeurs : un pas de plus vers la territorialisation

La circulaire n° 2014-138 du 23/10/2014 parue au BO n°41 du 6 novembre 2014 concerne la simplification des tâches des directeurs d’école. Si le mot « simplification » peut séduire, sur le fond, celle-ci relève d’une volonté de territorialiser le statut de fonctionnaire d’Etat des directeurs.

Dès le premier mot, la circulaire annonce des « Protocoles de simplification des tâches ». Il y aurait donc des protocoles différents définis dans chaque académie, dans chaque département au sein de groupes de travail issus des CTSD. .. Ce serait la fin de la fonction de directeur d’école de la République.

Chaque académie, au niveau départemental, mettra en place des groupes de travail entre novembre 2014 et mai 2015 pour élaborer des propositions d’évolution des différentes procédures administratives puis, un protocole académique sera rédigé à l’issue de cette phase de concertation départementale.

Ainsi, un directeur d’école de l’académie de Marseille n’aura pas les mêmes tâches, voire plus les mêmes missions, que celui de l’académie de Rouen, Strasbourg ou autres. L’école morcelée se trouverait sous l’emprise des pouvoirs territoriaux.

Chaque académie pourra ainsi sous prétexte de simplification construire une fiche de poste spécifique au directeur d’école. Cette fiche sera dérogatoire à la base statutaire du décret de 1989 à l’image de celle des directeurs d’école recrutés sur profil en zone ECLAIR.

Quant à l’amélioration des outils de gestion et de communication, cela reste encore très flou voire pour  certains outils un moyen de compliquer une fois de plus les tâches des directeurs.

L’application Ececa (élection conseil d’école, conseil d’administration) en est un exemple. Le seul but étant d’éviter aux directeurs d’école de calculer le quotient électoral. L’envoi des résultats des élections via Ececa est devenu si compliqué que certains collègues ont abandonné au bout de quelques heures, regrettant le temps où il suffisait de reporter quelques nombres dans les bonnes cases ...

Cette circulaire est donc,sous couvert de démarches spécifiques de simplification, un moyen détourné pour que le directeur perde de son statut de fonctionnaire d’état et soit intégré un peu plus dans un magma territorial.

Le SNUDI-FO demande audience à Madame la Ministre afin qu’elle garantisse que le directeur d’école reste un Professeur des Ecoles, fonctionnaire d’état, dans le respect du décret de 1989 et qu’aucune «simplification» ne puisse entrer en contradiction avec celui-ci.

Montreuil, le 20 novembre 2014

Rythmes scolaires : lettre ouverte à Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale

Madame la Ministre,
Vous avez reçu le 19 novembre une délégation mandatée par la Conférence nationale pour l’abrogation des décrets Peillon/Hamon instituant la réforme des nouveaux rythmes scolaires, organisée à l’initiative du SNUDI-FO avec le soutien des fédérations FO des personnels de l’Education nationale et territoriaux, la participation du syndicat CGT Educ’action et un message de la CGT services publics.
250 délégués enseignants et territoriaux participant à cette conférence venus de tous les départements, ont établi l’état des lieux précis des conséquences de la réforme des rythmes scolaires généralisée depuis septembre dernier. Il est saisissant : la situation est alarmante !
La situation est alarmante
Madame la Ministre : la réalité est crue ! Elle va à l’encontre de toutes vos déclarations d’autosatisfaction qui procèdent d’une volonté d’imposer la loi du silence sur les enseignants, sur les personnels territoriaux, mais aussi sur les familles et les élus locaux.
La réalité, c’est que pour tous les personnels, cette réforme entraîne une augmentation de l’amplitude hebdomadaire du temps de travail, la dégradation de leurs conditions de travail, la remise en cause de la gratuité de l’école, de l’égalité d’accès à l’instruction, des règles de sécurité et du respect de la laïcité.
La réalité à laquelle sont confrontés les personnels, c’est le désordre, la confusion scolaire/péri scolaire qui occasionne une perte de repère des élèves, la réquisition des salles de classe et des salles de maître par les mairies qui expulse les PE des locaux et la mutualisation d’office du matériel pédagogique, les refus de temps partiel, la dégradation de l’entretien des locaux scolaires, l’affectation des ATSEM aux animations… et une augmentation de leurs frais professionnels  alors que les salaires sont bloqués.
La réalité c’est que cette réforme entraîne pour tous les élèves une plus grande fatigue, réduisant d’autant leurs capacités d’attention et de concentration pour les apprentissages scolaires. La réalité c’est le stress et l’inquiétude des parents d’élèves confrontés à des horaires incohérents et à des enfants perturbés.
Contrairement à ce que vous affirmez...
Madame la Ministre, contrairement à vos affirmations, cette réforme conduit à la disparition des enseignements artistiques et sportifs de l’école publique qui étaient dispensés à tous les élèves.
Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme a conduit à des départs massifs des élèves de l’école publique vers l’école privée pour laquelle cette réforme n’est pas imposée.
Contrairement  à ce que vous affirmez, cette réforme conduit à placer les personnels et l’école publique sous la tutelle des collectivités territoriales, notamment pour les horaires. Elle s’inscrit totalement  dans la loi de Refondation  de l’école et la mise en œuvre de la réforme territoriale.
Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme remet en cause les statuts des personnels comme en témoigne la publication du décret n° 2014-942 du 20 août 2014 instaurant la flexibilité et l’annualisation du temps d’enseignement des PE, sans garantie de récupération.
Contrairement à ce que vous affirmez, cette réforme conduit à un véritable saccage des principes républicains d’égalité de traitement et de gratuité de l’école publique.
Si vous persistiez dans les orientations actuelles, la situation ne peut qu’empirer en conséquence  des orientations de réduction des dépenses publiques décidées par l’Etat et les collectivités territoriales.
« On n‘en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse ! »
Madame la Ministre, il faut que cela s’arrête. Les personnels clament haut et fort « On n‘en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse ! ». L’application des décrets Peillon-Hamon doit être suspendue,  ces décrets doivent être abrogés.
C’est cette situation que la délégation de notre Conférence nationale vous a exposée dans le détail en multipliant les exemples. Votre directeur de Cabinet s’est engagé à examiner plusieurs des situations exposées. Mais sur le fond, vous avez confirmé et maintenu la poursuite de la réforme.
Nous ne pouvons l’accepter.
Nous refusons la poursuite des dégâts et le désastre qui se prépare.
Vous ne nous laissez d’autre choix que de reprendre et poursuivre la mobilisation
générale, y compris par la grève si nécessaire pour vous contraindre à regarder la
réalité et stopper la réforme des rythmes.
Paris, le 19 novembre 2014
La Conférence nationale a décidé de communiquer cette lettre ouverte pour information aux associations d’élus, elle a décidé de soumettre cette lettre publique à la signature de tous les personnels, enseignants et territoriaux, et des parents d’élèves.

jeudi 20 novembre 2014

A l'initiative du SNUDI-FO avec la FNEFP-FO, de la FSPS-FO, plus de 250 délégués enseignants et territoriaux ont participé à la Conférence Nationale pour la suspension immédiate de la mise en oeuvre des décrets Peillon/Hamon sur les rythmes scolaires, et leur abrogation

« On n‘en peut plus, on en a assez. Il faut que ça cesse !”

Pendant 5 heures un feu roulant de témoignages tous plus accablants les uns que les autres a dénoncé les conséquences catastrophiques de la généralisation, en cette rentrée, de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Un tonnerre d’applaudissement a salué l’intervention d’une déléguée qui s’est écrié « On n‘en peut plus. On en a assez. Il faut que ça cesse ! »

Chaque intervention a démenti les déclarations mensongères de la ministre.

Chaque intervention a démenti les déclarations de la ministre qui affirme régulièrement que la réforme se passe bien, qu’elle est acceptée, qu’il n’y a aucun problème et que tout rentre dans l’ordre deux mois après la rentrée. La CGT-éduc, présente, a pris la parole, avec l’aval de la CGT Services Publics qui ne pouvait être présente.
Tant les enseignants que les personnels territoriaux ont expliqué en détails avec des exemples précis, la dégradation de leur conditions de travail, la remise en cause de la gratuité de l’école, de l’égalité d’accès à l’instruction, des règles de sécurité et du respect de la laïcité. Ils ont dénoncé entre autres le désordre, la confusion scolaire/péri scolaire qui occasionne une perte de repère des élèves, la réquisition des salles de classe et des salles de maître par les mairies qui expulsent les Professeurs des Ecoles des locaux ainsi que la mutualisation d’office du matériel pédagogique, la remise en cause des 24 heures d’enseignement hebdo pour les TR sans garantie de récupération, les refus de temps partiel, la dégradation de l’entretien des locaux scolaires du fait de l’affectation des ATSEM aux animations, alors que ces missions n’entrent pas dans leurs compétences…
Ils ont rapporté le stress et le mécontentement des familles face à la désorganisation des écoles, aux horaires différents chaque jour, aux activités sans intérêt, payantes, mal encadrées…
Autant de conséquences néfastes pour les conditions d’apprentissage des élèves et de facto pour les personnels, qui sont toutes, sans contestation aucune, engendrées par la réforme des rythmes scolaires.

Une délégation de la Conférence a été reçue.

Les 250 délégués ont désigné une délégation mandatée qui s’est rendue chez la ministre à 17 h00 pour lui exposer la situation catastrophique que subissent les enseignants et les fonctionnaires territoriaux dans les écoles. La délégation a demandé la suspension immédiate de la mise en place de la réforme et l’abrogation des décrets Peillon et Hamon.

« Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! »

Face au refus de la ministre de prendre en compte les faits accablants établis par la conférence et confirmés par toutes les enquêtes, la délégation a informé de la décision de :

• publier l’intégralité des interventions et mandater la FNECFP-FO et la FSPS-FO pour réunir à nouveau l’interfédérale FO ; CGT ; SUD et SNUipp sur les rythmes scolaires

• faire signer en masse une lettre ouverte à la ministre par les enseignants, les personnels territoriaux et les parents qui se conclut par « Vous ne nous laissez pas d’autre choix que d’amplifier la mobilisation, y compris par la grève ! ». En outre, la délégation a informé le représentant de la Ministre que cette lettre sera également adressée aux associations d’élus.

dimanche 16 novembre 2014

Modernisation des métiers de l'Education Nationale : la FNEC FP FO réaffirme ses positions

La ministre a réuni l’ensemble des fédérations de l’Education nationale ce 13 novembre pour une présentation des conclusions des 14 groupes de travail consécutifs à la mise en oeuvre de la loi de refondation.

C’est sur la base du dossier remis à la presse que la ministre a ouvert cette réunion sur la « modernisation des métiers de l’éducation nationale ».

Pour la ministre, c’est « l’aboutissement d’un travail indispensable », dont on peut se « réjouir collectivement ».

A l’inverse, FO a réaffirmé ses positions : l’évolution inscrite dans toutes les fiches des 14 groupes de travail conduit à une profonde modification des missions actuelles des personnels et à un bouleversement statutaire. Les personnels seraient confrontés, comme FO l’a indiqué depuis le départ, à des statuts déclinés territoire par territoire et à des missions locales.

Pour FO, le cadre national de l’Ecole, de l’instruction, du statut doit être maintenu avec chacun de ses corps et de ses spécificités statutaires. Or ce n’est pas la décision qui a prévalu. Ainsi, pour la première fois dans l’éducation nationale, la ministre procède à la fusion de deux corps, celui des COP et des psychologues scolaires, sans que ne soient garanties leurs actuelles obligations réglementaires de service.

La Ministre présente une vision idyllique des résultats des groupes de travail mais la réalité vécue par les personnels administratifs, de direction, sociaux, de santé, enseignants, CPE, est tout autre.

La FNEC FP-FO a rappelé que les traitements baissent, que le pacte de responsabilté se décline chaque jour dans les classes et les services, les revendications sont bien là. Pour la ministre, la loi de refondation doit s’appliquer: cette mécanique infernale signifie pas moins de 30 décrets, 20 circulaires et arrêtés parus et à paraître, tous applicables à la rentrée 2015. C’est déjà le cas des décrets du 20 août 2014 tant celui qui abroge les décrets de 1950 que celui qui annualise le service des titulaires remplaçants dans le premier degré.

A la veille des élections des élections professionnelles, le vote FO prend tout son sens pour affirmer ensemble :

- abrogation de la réforme des rythmes scolaires, que confirmera la conférence nationale du 19 novembre,
- abrogation du décret du 20 août 2014 qui détruit les décrets de 1950,
- augmentation de 8%de la valeur du point d’indice et attribution de 50 points pour tous.